Le maire ne peut pas statuer sur une demande de permis s’il a intérêt personnel Abonnés
Le Conseil d’État constate ensuite que le maire n’est pas personnellement intéressé au sens de l’article L. 422-7. Même s’il est propriétaire de terres agricoles situées à proximité du terrain d’assiette du projet, sur lesquelles son fils exerce des activités de maraîchage.
Le Conseil d’État juge qu’il n’a pas non plus manqué à son obligation d’impartialité. Il s’est exprimé à plusieurs reprises de manière critique sur le projet litigieux par des déclarations publiées dans la presse locale, en faisant état de ses préoccupations quant aux risques sanitaires et écologiques qu’il pourrait comporter, en se présentant comme personnellement exposé à de tels risques et en invitant les habitants de la commune à participer à l’enquête publique pour les dénoncer, Mais il n’a exprimé son intention de rejeter la demande de permis qu’en indiquant également attendre des compléments d’information sur les incidences du projet et sans refuser par avance de tenir compte de l’ensemble des éléments apportés par le pétitionnaire pour se prononcer. Compte tenu de la qualité d’élu local du maire, de ces déclarations hostiles ne sont pas, en l’espèce, de nature à caractériser une méconnaissance du principe d’impartialité (CE 29/06/2026, n° 496823, mentionné dans les tables du recueil Lebon).
Michel Degoffe le 03 septembre 2026 - n°527 de Urbanisme Pratique
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