La société Paris Sud Aménagement a décidé de préempter une parcelle que son propriétaire vendait. Elle y a par la suite renoncé mais a acheté la parcelle au vendeur. La décision de préemption a d’ailleurs été annulée par le juge. L’acquéreur évincé invoque l’article L. 213-11-1 du Code de l’urbanisme en vertu duquel « lorsque, après que le transfert de propriété a été effectué, la décision de préemption est annulée ou déclarée illégale par la juridiction administrative, le titulaire du droit de préemption propose aux anciens propriétaires ou à leurs ayants cause universels ou à titre universel l’acquisition du bien en priorité. / (...) Dans le cas où les anciens propriétaires ou leurs ayants cause universels ou à titre universel ont renoncé expressément ou tacitement à l’acquisition (...), le titulaire du droit de préemption propose également l’acquisition à la personne qui avait l’intention d’acquérir le bien, lorsque son nom était inscrit dans la déclaration mentionnée à l’article L. 213-2 ». Le Conseil d’État juge que cet article n’est pas applicable puisqu’il n’y a pas eu transfert de propriété après préemption mais une transaction de gré à gré (CE 30/12/2024, n° 471392).
Michel Degoffe le 03 avril 2025 - n°496 de Urbanisme Pratique