Un renforcement de la protection des sols Abonnés
La directive précise qu’elle ne doit pas comporter des mesures qui vont se traduire par des charges financières supplémentaires pour les propriétaires fonciers. Au contraire, elle crée une obligation pour l’État de les épauler pour mieux connaître l’état de leur sol et de prendre des mesures protectrices. Le propriétaire devra avoir un « accès aisé et équitable à des conseils impartiaux et indépendants, scientifiquement fondés, ainsi qu’à des informations et à des activités de formation et de renforcement des capacités pour les gestionnaires de sols, les propriétaires fonciers, les gestionnaires de terres et les autorités concernées en ce qui concerne les pratiques qui améliorent la santé des sols et la résilience des sols » (art. 11).
La directive entraînera sans nul doute de nouvelles contraintes pour les collectivités territoriales puisqu’elle indique que les États membres devront prendre des mesures pour réduire « autant que possible la superficie des sols touchés par l’imperméabilisation des sols et l’enlèvement des sols, en particulier en encourageant la réutilisation et la réaffectation des sols imperméabilisés, tels que les bâtiments existants »… « en faisant en sorte que l’imperméabilisation des sols et l’enlèvement des sols aient le moins d’incidences négatives possible sur les sols » (art. 12).
Les États doivent transposer cette directive au plus tard le 17 décembre 2028.
Michel Degoffe le 23 juillet 2026 - n°525 de Urbanisme Pratique
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