Le préfet de Corse-du-Sud a délivré un certificat d’urbanisme positif le 25 mai 2001 à une personne qui, au vu de ce certificat, a acheté le terrain pour bâtir. Elle a obtenu un permis de construire le 17 juillet 2002. Mais, elle n’a pas entrepris les travaux dans les trois ans. Le permis a donc été périmé. Le préfet lui a accordé un nouveau permis, en 2012, que le tribunal a annulé, le terrain étant inconstructible. Le propriétaire introduit donc une action en responsabilité contre l’État lui réclamant réparation du préjudice que lui ont causé les renseignements erronés figurant dans le certificat. En défense, l’État indique qu’en tout état de cause, si le propriétaire n’a pas pu construire c’est parce qu’il a laissé le permis initial être frappé de péremption. Le Conseil d’État écarte cet argument dès lors qu’il n’est pas établi que le propriétaire n’a pas construit sur le fondement du permis initial parce qu’il savait que ce permis était illégal (CE 28/01/2026, n° 494388).
Michel Degoffe le 21 mai 2026 - n°521 de Urbanisme Pratique