Le maire peut retirer un permis qu’il a délivré, s’il est illégal
Le PLU peut comporter des règles relatives aux annexes
Par ailleurs, le maire ne peut retirer un permis qu’il a d’abord délivré que s’il est illégal. Tel le cas dans cette affaire : l'article 2 UBb9 du règlement du POS encore en vigueur à la date de délivrance du permis de construire précise que les annexes des constructions individuelles non incorporables à la construction principale ne devront pas excéder une surface d'emprise de 30 m2 pour les terrains d'une superficie inférieure ou égale à 1 000 m2 ; au-delà, cette surface ne devra pas excéder 3% de celle du terrain. Le projet de pavillon ne peut pas être incorporé à l’habitation principale, dont il est séparé par une distance de 4 m environ. Il doit donc être qualifié d’annexe et soumis aux prescriptions de l’article 2 UBb9 imposant que, sur un terrain de plus de 1 000 m2, une telle construction n'excède pas 3% de celle du terrain. Le terrain d'assiette du projet représentant une surface de 1 094 m2, la surface constructible autorisée par ces dispositions est de 32,82 m2 maximum. Le projet litigieux, présentant une Shon de 58,47 m2, méconnaît les dispositions de l'article 2 UBb9 du POS. Le maire pouvait donc retirer ce permis (CAA Bordeaux 13/12/2010, n° 10BX00291).
Michel Degoffe le 13 octobre 2011 - n°199 de Urbanisme Pratique
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