Les pouvoirs du préfet ne sont plus applicables si les gens du voyage n'habitent plus dans des résidences mobiles
Des gens du voyage vivaient habituellement depuis 1977 sur un terrain destiné à leur accueil. Ce terrain proche d’une station d’épuration et appartenant à la communauté d'agglomération creilloise, se trouve à Saint-Leu-d'Esserent, commune non membre de cet EPCI. Le 6 février 2009, le maire de Saint-Leu-d'Esserent sollicite du préfet l'expulsion des intéressés en raison des nuisances et des risques liés à cette occupation. Le 26 mars 2009, le préfet, agissant sur le fondement des dispositions de la loi du 5 juillet 2000, met en demeure les occupants de quitter les lieux dans les 8 jours; sinon il fera procéder à l’évacuation forcée. La cour constate que ces gens du voyage résidaient dans des résidences mobiles, mais également dans des habitations légères et des caravanes non roulantes. Ils n'entraient pas ainsi dans le champ d'application des dispositions des articles 9 et 9-1 qui ne concernent que les gens du voyage stationnant irrégulièrement dans des résidences mobiles. L'arrêté préfectoral est donc illégal (CAA Douai 12/11/2009, n°09DA00690).
Michel Degoffe le 15 avril 2010 - n°167 de Urbanisme Pratique
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