Le rapport des sénateurs Lambert et Boulard déplore la complexité des normes Abonnés
L’inventaire des ZNIEFF s’est fait de manière technocratique
La loi Bouchardeau du 12 juillet 1983 crée les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) recensées à compter de 1982. Par une circulaire du 14 mai 1991, le ministère de l’Environnement, sans aucun fondement législatif, a commencé à donner une portée juridique au ZNIEFF en rappelant qu’elles doivent figurer dans les dossiers d’élaboration des documents d’urbanisme. La loi n° 93 24 du 8 janvier 1993, dite loi Paysage, transcrite à l’article L. 411.5 du code de l’environnement, confie au Muséum d’Histoire Naturelle la responsabilité de l’inventaire national du patrimoine naturel. « Lors de l’élaboration d’un plan, programme au projet, le préfet communique à la commune toutes informations contenues dans ces inventaires utiles à cette élaboration ». Ainsi, la communauté d’agglomération de la Rochelle s’étonne de l’instauration d’un zonage par un institut scientifique (Le Muséum). Sont donc produites sans débat, sans concertation et sans enquête publique, des données qui peuvent avoir une influence importante sur une opération d’urbanisme ou d’aménagement. Il convient de rappeler qu’une ZNIEFF est dépourvue de portée juridique et que la seule présence de cette zone naturelle ne peut suffire à entacher d’illégalité l’autorisation d’un aménagement (CE 30/12/1996). La ZNIEFF est cependant considérée comme un indice de la valeur d’espace naturel dont il faut tenir compte dans la conception des aménagements.
Michel Degoffe le 18 avril 2013 - n°233 de Urbanisme Pratique
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