Le législateur a adopté une réglementation qui permet mais encadre fortement l’agrivoltaïsme. Saisi par la Confédération paysanne du décret d’application de cette loi, le Conseil d’État a rejeté tous les arguments invoqués par le syndicat. Ainsi, ce dernier soutenait que le Premier ministre avait insuffisamment encadré les conditions de démantèlement de l’installation au terme de son exploitation. Le Conseil d’État rejette l’argument : lorsque le préfet délivre l’autorisation, il impose à l’exploitant de constituer une garantie financière qui sera utilisée au terme du contrat si l’exploitant ne démonte pas spontanément (art. R. 111-64, code de l’urbanisme) et si celle-ci ne suffit pas, il pourra se retourner contre le propriétaire du terrain. Il est donc important que le bail emphytéotique conclu entre ce dernier et l’exploitant prévoie que pèse sur ce dernier l’obligation de démantèlement (CE 16/03/2026, n° 494941).
Michel Degoffe le 09 juillet 2026 - n°524 de Urbanisme Pratique