La définition du lotissement n’est pas contraire à la Constitution
Le Conseil constitutionnel rejette l’argument du justiciable : il constate que les règles applicables aux lotissements tendent à assurer la maîtrise de l'occupation des sols. En permettant d'inclure dans un lotissement, à titre rétroactif, une parcelle qui a été antérieurement détachée d'une propriété, les dispositions contestées ont pour objet d'éviter que les divisions successives de parcelles n'échappent à ces règles. En d’autres termes, pour savoir si on est en présence d’un lotissement, le législateur a eu raison d’intégrer les divisions successives de terrain, sinon il serait aisé d’échapper à la réglementation relative aux lotissements. En elle-même, l'inclusion d'un terrain dans un lotissement n'apporte pas, à l'exercice du droit de propriété, des limitations disproportionnées à l'objectif poursuivi. Cette disposition ne porte pas atteinte à la liberté contractuelle et, en particulier, aux accords conclus entre colotis.
Michel Degoffe le 27 octobre 2011 - n°200 de Urbanisme Pratique
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