Préalablement à l’acquisition, à la cession ou à la prise à bail d’un bien immobilier, les collectivités territoriales doivent saisir, pour avis, les services de la direction de l’immobilier de l’État (seuils de 180 000 euros pour une acquisition, 24 000 euros annuels pour une prise à bail et au 1er euro pour une cession) (art. L. 1311-9 et L. 2241-1 du CGCT). En 2024, 94,55 % des avis ont été produits dans le délai réglementaire d’un mois. La valeur donnée par le domaine doit s’entendre pour une cession comme une valeur minimale et pour une acquisition (ou une prise à bail) comme une valeur maximale. En application du principe de libre administration, la valeur du Domaine ne lie pas les collectivités locales qui peuvent s’en écarter, sous le contrôle du juge, sous réserve d’un motif d’intérêt général et de l’existence d’une contrepartie directe pour la collectivité. Dans sa réponse le ministère décrit les méthodes utilisées par la direction de l’immobilier de l’État pour évaluer les biens (QE n° 03807 de Christine Herzog, réponse du ministère de l’Économie, JO. Sénat 15/05/2025, p. 2449).
Michel Degoffe le 05 mars 2026 - n°516 de Urbanisme Pratique