En principe, la commune ne doit pas indemniser une servitude d'urbanisme
En vertu de l’article L. 160-5 précité, l’indemnisation est possible si la servitude porte atteinte à des droits acquis ou modifie l'état antérieur des lieux. Sous l’influence de la Cour européenne des droits de l’Homme, le conseil d’Etat a ajouté une troisième exception, dans le cas exceptionnel, où le propriétaire supporterait une charge spéciale et exorbitante hors de proportion avec l'objectif d'intérêt général poursuivi. Dans cette affaire, la cour administrative écarte la responsabilité de l’Etat ou de la commune : le propriétaire ne peut pas soutenir que l’intervention de la loi littoral a porté atteinte à un droit acquis : la convention d'aménagement de ZAC ne lui avait conféré aucun droit au maintien de la réglementation d'urbanisme. Il n’a pas subi non plus un préjudice spécial, dès lors que les contraintes d'inconstructibilité résultant de la loi littoral concernent tous les terrains situés sur le littoral français (CE 13/11/2009, n°309093).
Michel Degoffe le 15 avril 2010 - n°167 de Urbanisme Pratique
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