Objectif ZAN : le Conseil d’État précise la notion d’espace artificialisé Abonnés
Un espace n’est pas considéré comme urbanisé en fonction de son classement mais de son utilisation effective
Précisant cette définition, le fascicule indiquait que « le bilan de la consommation effective d’ENAF correspond au décompte de la transformation effective d’ENAF en espaces urbanisés par un processus d’urbanisation observé sur le terrain entre deux dates (par exemple entre début 2011 et fin 2020). Sa mesure est indépendante du zonage réglementaire des PLUi ou des cartes communales. Pour élaborer le bilan, un ENAF est considéré comme consommé à compter du démarrage effectif des travaux (de construction, d’aménagement, etc.), et non à partir, par exemple, de la délivrance d’une autorisation d’urbanisme ». Selon le Conseil d’État, le fascicule interprète parfaitement les dispositions légales et réglementaires : seule la transformation concrète de l’occupation du sol, telle qu’elle est constatée dans les zones concernées, peut être regardée comme une consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers au sens de la loi. Il est donc logique de considérer que la consommation d’espaces naturels commence à compter du démarrage effectif des travaux de construction et d’aménagement, et non à partir de la seule délivrance d’une autorisation d’urbanisme.
CE 24/07/2025, n°492005, mentionné dans les tables du recueil Lebon.
Michel Degoffe le 25 septembre 2025 - n°506 de Urbanisme Pratique
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