Le maire de Saint-André-de-Cruzières (Ardèche) a délivré un permis de construire pour l’édification d’un ensemble immobilier de dix logements. Un voisin attaque le permis. Pour que son recours soit recevable, il doit démontrer que le projet l’affecte directement dans ses conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance de son bien (art. L. 600-1-2, code de l’urbanisme). En l’occurrence, le voisin est viticulteur et exploite une parcelle à proximité immédiate du terrain d’assiette du projet dont il n’est séparé que par la voie communale. Sa maison se situe d’ailleurs à moins de 150 mètres de ce même terrain. Compte tenu de l’importance de ce projet (dix logements) dans un environnement très peu construit et dépourvu de dénivelé important, l’impact visuel sera significatifet le projet induira une modification des conditions de circulation. Il générera donc des inconvénients pour la culture de la parcelle de l’intéressé.Il a ainsi intérêt à contester le permis (CAA Lyon 7/11/2023, n° 22LY02484).
Michel Degoffe le 14 mars 2024 - n°473 de Urbanisme Pratique