Même si le conseil municipal ne rend qu’un avis sur la mise en compatibilité du PLU avec un projet d’intérêt général, l’irrégularité de la consultation du conseil municipal rend illégale la déclaration d’utilité publique Abonnés
Mais, depuis quelques années, le Conseil d’Etat peut atténuer les effets d’une annulation. Auparavant un acte illégal était censé n’avoir jamais existé ; les effets qu’il avait produits devaient disparaître, ce qui n’était pas facile à réaliser. Désormais, le juge peut, alors qu’il constate que l’acte est illégal, maintenir certains des effets qu’il a produits ou (et) différer les effets de cette annulation si l’intérêt général l’exige. C’est le cas dans cette affaire : l'intérêt général commande de réaliser une nouvelle hélistation, qui est d’ailleurs pratiquement achevée. En outre, la DUP n’était entachée d’aucune autre irrégularité. L'annulation rétroactive de la DUP porterait une atteinte manifestement excessive au fonctionnement du service d'aide médicale urgente. Par conséquent, le juge décide de ne prononcer l'annulation de l'arrêté du 16 novembre 2004 qu'à l'expiration d'un délai de six mois à compter de la date de son arrêt. Ce délai laissera le temps au préfet de prendre un nouvel arrêté après avoir consulté régulièrement le conseil municipal sur la mise en compatibilité de son POS (CE 19/07/2011, n° 09DA00698).
Michel Degoffe le 10 mai 2012 - n°213 de Urbanisme Pratique
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